Anxiété due à la séparation chez les chiens

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Les symptômes de l’anxiété de séparation sont souvent similaire à des comportements qui révèlent l’ennui, y compris mordiller des objets, les déchirer en mille morceaux, creuser (si le chien est enfermé dehors), faire ses besoins dans la maison et aboyer de manière intempestive. Observez votre style de vie et cela vous permettra de voir si le problème de votre chien est de l’ennui ou un syndrome d’anxiété due à la séparation.

Certains chiens ont du mal avec le style de vie d’aujourd’hui

Selon Raymond et Lorna Coppinger, les chiens se sont développés parce que les hommes ont accidentellement ou intentionnellement choisi, et ce depuis des millénaires, des distances de vol à basse altitude – les chiens qui se satisfaisaient de vivre près des hommes et de leurs habitations recevaient très probablement de la nourriture des hommes. La proximité des hommes a facilité la reproduction des chiens puisqu’ils avaient accès de plus en plus à ces ressources.

Et de tout temps cela a bien fonctionné pour les chiens. Puis, et c’est le cas dans de nombreuses régions rurales aujourd’hui, il y avait peu de laisses et peu de murs ou de haies, voire rien de tout cela n’existait. Les chiens se promenaient librement, saluaient les autres chiens, couraient après les écureuils, les lapins, les cervidés, les marmottes, les chats, et de temps à autre lorsqu’ils passaient par là, les porcs épics et les putois. Ils gambadaient à travers les forêts, les champs et les ruisseaux, et les chiens faisaient de l’exercice pour entretenir leur corps et leur esprit. Il y en avait beaucoup qui travaillaient en étroite collaboration avec leur maître toute la journée à la chasse, à rassembler les troupeaux, à tirer des charrettes ou à garder la maison ou les biens. Ces chiens rentraient le soir, totalement épuisés, s’affalaient sur le sol pour se faire caresser le ventre – chose qu’ils adorent – et s’endormir jusqu’au lendemain matin. Très peu de chiens vivant ainsi faisaient preuve du syndrome d’anxiété liée à la séparation.

La circulation automobile a rendu ce style de vie dangereuse à l’extrême pour le chien, et le style de vie actuel avec ses longues journées de travail rend les stimulations similaires peu réalistes et impossibles même pour le maître. Il y a là un conflit d’intérêts – ce qui est mieux pour le chien (une stimulation de l’esprit et du corps constante) est en conflit avec le désir du maître de se détendre après une longue journée.

Ne demandez pas ce que votre chien peut faire pour vous, mais ce que vous pouvez faire pour votre chien.

Votre chien fait-il beaucoup d’exercice ? Combien de fois par jour l’éduquez-vous ? Combien de fois jouez-vous avec lui ? Combien d’heures êtes-vous séparés chaque jour ? Combien de fois rencontre-t-il d’autres chiens et se socialise-t-il de manière adéquate ?
De nombreux chiens souffrent d’un manque de socialisation (avec les hommes, tout comme avec les autres chiens), de stimulation mentale (éducation, jouets, jeux) et/ou stimulation physique (courir, nager, se promener). Assurez-vous de donner à votre chien la possibilité d’avoir ces trois exercices tous les jours. Si vous ne donnez pas à votre chien cette stimulation, l’ennui qui se manifeste par le fait qu’il va creuser, mordiller, aboyer, s’en suivra sans doute. Satisfaire ses besoins naturels de base est un remède aux problèmes de comportement liés à l’ennui.

L’anxiété due à la séparation chez le chiot

L’anxiété due à la séparation peut trouver son origine chez le chiot – c’est à ce moment qu’on peut la prévenir. Il est toujours bien mieux de prévenir que de guérir ; donc

  • donnez à votre chiot de quoi s’occuper en votre absence (Kongs remplis, une petite visite d’un promeneur pour chiens pour jouer avec lui/le sortir),
  • n’oubliez jamais d’entrer et de sortir sans tambour ni trompette (cela marche aussi avec les chiens adultes),

Entraînez-le à la séparation en commençant par un instant court et augmentez peu à peu la durée de l’absence dès que cela fonctionne bien.
Si vous ne pouvez sortir sans dire au revoir à votre chien, faites-le bien avant de le quitter (au moins une demi-heure auparavant) et éloignez-le – c’est pour votre bien – pas pour celui du chien ; des au revoir déchirants ne serviront qu’à lui apprendre que la séparation est une cause de stress. Pour le saluer lorsque vous rentrez, attendez qu’il se soit calmé et saluez-le dans le calme et détendu.

Identifier l’anxiété due à la séparation chez le chien

  • Si les besoins de base de votre chien sont satisfaits et que, malgré tout, vous pensez qu’il souffre d’anxiété due à la séparation, recherchez les symptômes suivants :
  • destruction dramatique des objets ou de lui-même (déchire le papier peint),
  • pattes en sang parce qu’il cherche à s’échapper,
  • se casse les dents en essayant de s’enfuir ou d’entrer s’il est enfermé dehors,
  • anorexie/incapacité de boire lorsqu’il est seul,
  • incapacité d’être séparé de vous (même brièvement, lorsque vous êtes dans une autre pièce) alors que vous êtes à la maison,
  • comportement d’anxiété lié à une personne en particulier dans la maison (le chien n’est pas rassuré par la présence d’autres membres de la famille en l’absence de son maître).

Si vous remarquez ces symptômes chez votre chien, consultez un comportementaliste professionnel pour réagir.

Solutions à l’anxiété due à la séparation chez le chien

Le traitement de l’anxiété due à la séparation chez le chien doit comprendre une désensibilisation et un autre conditionnement à l’absence du maître, ainsi que des indices contextuels qui prédisent son absence (prendre les clés, enfiler le manteau/mettre les chaussures, prendre les lunettes de soleil, mettre la voiture en marche, etc.).

Pour les cas extrêmes, il vaut mieux faire entrer un comportementaliste qui soit aussi vétérinaire dans l’équipe de réhabilitation parce que certains chiens qui souffrent d’anxiété due à la séparation peuvent bénéficier de traitements médicamenteux conventionnels ou alternatifs.

Pour les chiens qui ont un déséquilibre hormonal ou neurochimique, la désensibilisation et un autre conditionnement peuvent ne pas suffire et, dans ce cas, il faut accompagner ce traitement de médicaments ou de compléments. Pour ces chiens, le traitement ne sera une réussite que s’il se fait sur les deux tableaux.

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